FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : prudence et retenue, deux vertus essentielles pour ne fâcher personne

Stéphanie Cherbonnier: « je ne sais pas quelles orientations seront prises, mais les trafics existeront toujours. C’est aussi la raison d’être de l’Ofast. »

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FRANCE 🇫🇷 (Mission parlementaire) : constat sans appel de « l’échec » des politiques publiques en matière de lutte contre la drogue

Cannabis : un rapport parlementaire critique « l’hypocrisie des discours de fermeté »

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Légaliser le cannabis pour « reprendre le contrôle » face aux trafiquants et mieux protéger les mineurs : c’est ce que recommandent les députés d’une mission parlementaire dans un rapport publié mercredi 5 mai, aux antipodes de la lutte antidrogue défendue par le gouvernement. Pilotée par certains membres de la majorité présidentielle, la mission se défend de « faire preuve de laxisme » et constate « l’échec » des politiques publiques, après de multiples auditions de médecins, policiers, magistrats et chercheurs.

« L’État assiste de manière impuissante à la banalisation du cannabis chez les jeunes et à la détérioration de la sécurité [malgré] une politique répressive française qui coûte cher et mobilise à l’excès les forces de l’ordre. »

 

Dans leur rapport

« Le budget alloué à la police, à la gendarmerie et aux douanes pour la lutte antidrogue a quasiment doublé entre 2012 et 2018 pour atteindre 1,08 milliard d’euros annuels » remarquent-ils.

Pourtant, la France reste championne d’Europe de la consommation de cannabis, avec 5 millions d’usagers annuels et 900 000 fumeurs quotidiens. En léger recul, la consommation des mineurs reste deux fois supérieure à la moyenne européenne. Un « échec » sanitaire patent, malgré une politique qui cible plus les consommateurs de cannabis que les trafiquants. Sur les 160 000 infractions à la législation sur les stupéfiants relevées en 2020, 81% concernent l’usage.

Une politique « condamnée à échouer »

Le rapport déboulonne au passage le « mythe » d’une France parmi les plus répressives d’Europe. Si l’usage de drogues est passible d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende, l’immense majorité des consommateurs écope tout juste d’un rappel à la loi ou d’une amende. Quant au trafic, la moyenne des peines prononcées pour la détention de 10 kilos de cannabis classe la France comme… le troisième pays européen le moins répressif.

Les députés dénoncent donc « l’hypocrisie des discours de fermeté régulièrement tenus ». Emmanuel Macron a récemment fait de l’éradication des trafics de stupéfiants « la mère des batailles » et son ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin salue sur Twitter chaque « démantèlement » de « point de deal ». Cette politique, avec son plan anti-stupéfiants et l’instauration depuis septembre d’une amende forfaitaire pour usage de drogues de 200 euros, semble toutefois aux yeux des députés « condamnée à échouer comme les précédentes ».

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier et Corinne Cleostrate de la DNRED vont-elles enfin réellement travailler ensemble ?

Stéphanie Cherbonnier – OFAST

L’Office anti-stupéfiants a permis l’identification de près de 4 000 points de deal, 450 ont été démantelés, mais « Entre connaître des points de deal et conduire des opérations visant à leur démantèlement, ce sont deux étapes différentes, c’est un processus compliqué« , a rappelé Stéphanie Cherbonnier.

Corinne Cleostrate – DNRED

L’objectif de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) est de permettre « une meilleure coordination des acteurs chargés de la lutte contre les stupéfiants« , a expliqué à franceinfo sa cheffe Stéphanie Cherbonnier, mercredi 17 mars. Cet office, recomposé en février 2020, a pour but de mener des opérations anti-drogue, notamment pour « éradiquer les points de deal ».

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): sa mission, les administrations concernées et ses responsables

L’Office anti-stupéfiants est compétent en matière de lutte contre la production, la fabrication, l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants, contre les opérations de blanchiment liées au trafic de stupéfiants et contre l’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de l’Etat toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de l’Etat susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

L’Office s’est substitué au 1er janvier 2020 à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Octris) et à la Mission de lutte anti-drogue (Milad).

Responsable(s)

Cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Stéphanie CHERBONNIER, contrôleuse générale des services actifs de la police nationale – 33 (0)1 49 27 49 27

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Adjoint à la cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Samuel VUELTA-SIMON33 (0)1 49 27 49 27

 

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Déléguée de la directrice générale au pôle stratégie

Laurence LARHANT, administratrice des douanes et droits indirects (sur la photo derrière Fabienne Debaux) – 33 (0)1 49 27 49 27

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST): Stéphanie la belliqueuse ne poursuivra pas les dealers jusque dans les chiottes mais jusqu’au bout du monde

Stéphanie Cherbonnier (Ofast) : « Nous poursuivrons les dealers jusqu’au bout du monde »

Minée par les rivalités entre services, la lutte contre le trafic de drogues en France a été entièrement repensée en janvier 2020. C’est désormais Stéphanie Cherbonnier qui dirige le nouvel Office anti-stupéfiants (Ofast).

Entretien.

Vous êtes à la tête de l’Ofast depuis dix mois. Pourquoi avoir tout réorganisé ?

Parce que le constat était sans appel : il existait un défaut de gouvernance dans la lutte contre les stupéfiants. L’ancien office n’était plus reconnu comme légitime [à la suite de la mise en examen de son patron, François Thierry, due à une concurrence fratricide entre l’OCTRIS et la DNRED ].

Il était incapable de coordonner les autres services

Il fallait donc restaurer la confiance, en particulier avec la justice. Mais aussi avec la gendarmerie et la douane, pour éviter, par exemple, que deux équipes d’enquêteurs ne travaillent sur les mêmes cibles sans le savoir, ce qui n’était pas rare.

Cela fait perdre un temps fou…

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« Il était incapable de coordonner les autres services… » dites vous! En serez vous capable?

A priori, chère Stéphanie, la confiance entre DNRED et OFAST ne semble pas être revenue…malheureusement!

Entre police et douane, cela fait des décennies que les agents et la hiérarchie se tirent la bourre et se montent des chantiers pour le plus grand profit des narcotrafiquants. Faut-il vous rappeler les difficultés qu’il y eut à l’époque pour obtenir enfin une qualification d’OPJ (officier de police judiciaire) pour être habilité à effectuer, sur l’ensemble du territoire, des enquêtes judiciaires (secteur douanier, économique ou financier) pour constater des infractions, rechercher les auteurs et réunir des preuves permettant de les déférer à l’autorité judiciaire.

La première demande émanait de Jean Henri Hoguet, d’abord auprès du DG de l’époque Weber qui n’y voyait aucun intérêt… puisque ne connaissant rien à la douane!

Par la suite, grâce à Michel Charasse, la qualité d’OPJ a été finalement reconnue aux douaniers avec l’appellation d’ODJ malgré les tirs de barrage organisés par la hiérarchie policière, mais entre temps on avait fait la peau à Hoguet en le mutant à l’inspection des services douaniers. Comme toujours, et c’est là le mal français, ceux qui veulent rendre l’administration plus performante et compétente se heurtent au conservatisme des cooptés incompétents.

Pour rappel, l’ODJ met en œuvre des pouvoirs d’officier de police judiciaire dans les domaines définis par le code pénal et agit sur réquisition du procureur de la République ou sur commission rogatoire du juge d’instruction !

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On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom, qu’il disait!

Intervenants

Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé

Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants

Le débat a été animé par Christophe Soullez, chef de l’ONDRP.

Alors qu’il était donc possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…

Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!

Les ‘sachants’ ne peuvent accepter la contradiction, voire la présentation d’une approche différente!

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FRANCE (🇫🇷): à quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec S. Cherbonnier (OFAST – Police nationale) et Thierry Colombié (expert)

On en a parlé « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

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Alors qu’il était possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…

Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!

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La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Intervenants

Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé

Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants

Le débat a été animé par Christophe Soullez, chef de l’ONDRP.

OOOOOO

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): l’interview de Stéphanie Cherbonnier dans Ouest France

OFAST

Pas un mot sur les douaniers de la SURV… ni sur la DNRED. Pas un mot sur la narcodistribution via Snapchat, Wathsapp et Twitter! Pas un mot sur les actions menées par les cybergendarmes et les cyberdouaniers!  Ça commence bien !

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Des dealers de drogue sont installés place du commerce, à Nantes, le long de la ligne de tramway.
OUEST FRANCE

En France, le marché de la drogue est estimé à un peu plus de trois milliards d’euros par an. 80 % des règlements de compte sont liés aux trafics de stupéfiants. 

Pour mener la lutte contre les trafiquants, le gouvernement a créé un nouvel organisme, l’Ofast (l’Office anti-stupéfiants) qui remplace l’Ocrtis, dont la réputation a été entachée par de récentes affaires liées notamment aux liens qu’il entretenait avec ses informateurs.

Le nouvel office a vocation à faciliter le partage des renseignements et une meilleure coopération des services d’enquête.

Il est dirigé par Stéphanie Cherbonnier qui dresse un état des lieux des trafics de stupéfiants durant cette période de confinement.

 

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EXTRAIT

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Avec le confinement généralisé, l’acheminement des stupéfiants en France a-t-il été stoppé ?

Ces filières n’ont pas été asséchées mais ont été mises à mal. Concernant la résine de cannabis, les routes qui partent du Maroc et qui transitent par l’Espagne sont fermées et concernant la cocaïne, le vecteur aérien est quasi à l’arrêt, le transport par mules (N.D.L.R. : individus transportant des sachets de drogues in corpore ou en valises) est donc mis à mal.

Ces filières d’approvisionnement n’ont-elles pas trouvé d’autres moyens ?

D’abord, d’autres vecteurs subsistent tels que l’arrivée des conteneurs dans les ports : au Havre, à Marseille…  Autre vecteur à surveiller de près : le fret routier, notamment pour l’importation de résine de cannabis.

Outre l’acheminement, les réseaux de distribution des drogues doivent aussi être perturbés…

De nombreux points de deals, là où s’effectuaient les transactions, ont fermé ou pour le moins ont été désorganisés. Et pour cause. Un rassemblement de personnes, en pleine période de confinement, attire vite l’attention des forces de l’ordre. Vendeurs et consommateurs sont actuellement perturbés.

Par exemple ?

Pour écouler leurs stocks et effectuer moins de déplacements, ils vont sans doute vouloir vendre leurs produits en plus grosses quantités et refuser les petites ventes. Nous avons aussi un œil sur les colis postaux, les livraisons à domicile…

Les forces de l’ordre sont très mobilisées par la surveillance des règles de confinement. Ont-elles encore le temps d’enquêter sur les trafics de stupéfiants ?

La lutte contre les trafics de stupéfiants reste un domaine prioritaire, sinon ce serait mettre à mal le travail engagé ces derniers mois : le plan national de lutte contre les trafics des stupéfiants et la mise en place de l’office anti-stupéfiants créé en début d’année. En période de crise, si les trafiquants de stupéfiants s’adaptent, les services également.

LIRE l’interview

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OFAST (France 🇫🇷): sans tuyau, pas de saisie des 3,3 tonnes de cocaïne réalisée entre l’Italie et Marseille

Par Marc Fievet

Le « tuyau » est tombé à l’OFAST (office anti-stupéfiants) il y a seulement quelques jours.

Tuyau d’un agent infiltré de L’OFAST ? D’un aviseur-infiltré de la DNRED? D’une source policière? D’un indic? Parce que tout dépend de l’origine du tuyau…pour savoir si dans le même temps, une dizaine de tonnes passait alors sans encombre, déchargée dans un container à Livorno, Genova ou Marseille.

Le tuyau expliquait qu’une cargaison venue d’Amérique du Sud faisait route, dans un container rempli de
purée de bananes, sur un cargo à destination de Marseille.

La mobilisation est déclenchée, et les carabiniers italiens sont mis à contribution, coopération internationale oblige, par la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille. Un transconteneur qui allait d’abord faire escale à Livorno puis à Genova avant de toucher Marseille….

Le travail des enquêteurs était simplifié et déjà le branle bas de combat médiatique pouvait se mettre en place.

« Saisie historique », « Saisie record », « Saisie exceptionnelle »…

On se calme!

La demande explose et il y a plus de 25 ans, les narcos faisaient déjà transporter des cargaisons de dix tonnes… voire plus.

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