FRANCE 🇫🇷 : la cocaĂŻne est le produit illicite le plus consommĂ© en France après le cannabis

C’est TF1 INFO qui nous rappelle qu’en France, les dĂ©bats autour de la drogue gravitent bien souvent autour du cannabis et de sa lĂ©galisation. Pour autant, les spĂ©cialistes alertent sur la popularitĂ© croissante de la cocaĂŻne. Si l’on en croit des chiffres relayĂ©s au cours des derniers jours en ligne, on compterait d’ailleurs en France pas moins de 600.000 consommateurs. 

Si le ministère de l’IntĂ©rieur communique autour des interpellations liĂ©es Ă  la drogue, il ne s’agit pas de l’institution la mieux placĂ©e pour Ă©valuer le nombre de consommateurs. Pour obtenir des estimations, c’est vers l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), dont les travaux font rĂ©fĂ©rence dans l’Hexagone.

Sur son site, il consacre une page spĂ©cifique Ă  la cocaĂŻne et observe que « sous sa forme chlorhydrate », il s’agit du « produit illicite le plus consommĂ© en France après le cannabis ». 

La part des 18-64 ans « ayant expĂ©rimentĂ© la cocaĂŻne a Ă©tĂ© multipliĂ©e par quatre en deux dĂ©cennies », apprend-on, passant au sein de la population de « 1,2 % en 1995 Ă  5,6% en 2017 ». Qu’en est-il des consommateurs plus rĂ©guliers ? « L’usage dans l’annĂ©e est dĂ©clarĂ© par 600 000 personnes », note l’OFDT, accrĂ©ditant le chiffre fourni par Challenges. « L’usage actuel comme l’expĂ©rimentation concernent toujours deux Ă  trois fois plus les hommes que les femmes », note l’observatoire. Impossible toutefois de disposer de donnĂ©es plus prĂ©cises, relatives notamment aux consommateurs mensuels, hebdomadaires ou quotidiens. Si l’Observatoire europĂ©en des drogues et des toxicomanies recueille des Ă©lĂ©ments ciblĂ©s sur certains de nos voisins, nous ne pouvons pas compter sur un tel niveau de dĂ©tail en France.

Qui sont les consommateurs ? « Tout le monde ! », tranchait il y a peu Amine Benyamina, chef du service psychiatrie-addictologie Ă  l’hĂ´pital Paul-Brousse de Villejuif (Val-de-Marne). InterrogĂ© par Le Parisien, il notait que « dans les annĂ©es 1980, cette drogue Ă©tait rĂ©servĂ©e Ă  une Ă©lite », mais que dĂ©sormais « il n’y a plus de dĂ©terminisme social. C’est un Ă©tudiant en Ă©cole de commerce, un jeune employĂ© d’une boĂ®te de pub, des journalistes, beaucoup, des soignants, aussi. Des gamins en consomment de temps en temps et la cocaĂŻne circule mĂŞme dans des lycĂ©es. En consultation, les plus jeunes patients ont 16 Ă  17 ans », alerte-t-il.

L’OFDT rappelle que « la consommation de cocaĂŻne et de crack, qu’elle soit ponctuelle ou chronique, peut avoir un impact sur la santĂ© physique et psychique des usagers. Ces consĂ©quences peuvent survenir quels que soient le mode d’administration, la quantitĂ© et la frĂ©quence de l’usage ». La mortalitĂ© liĂ©e Ă  cette drogue se rĂ©vèle quant Ă  elle « en nette hausse », puisque « l’implication de la cocaĂŻne, au moins en partie, dans les dĂ©cès en relation avec l’abus de mĂ©dicaments et de substances a augmentĂ© au cours des dernières annĂ©es, passant de 9% Ă 22 % des dĂ©cès entre 2013 et 2019 ». Aboutissant ainsi Ă  110 dĂ©cès en 2019.

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